Relations presse · Digital PR

Netlinking SEO sans acheter un seul lien, la voie de la digital PR

Acheter des liens pour grimper dans Google reste courant. Google, lui, range noir sur blanc cette pratique dans le spam dès que le lien n'est pas déclaré. Il existe une autre route : obtenir des liens parce que des journalistes ont trouvé votre contenu assez solide pour le citer.

Propulsée par Morgane Plantrou & Alexandre Montenon

Par Morgane Plantrou, cofondatrice de KontenuMis à jour le 21 octobre 2026Lecture : 9 min

La réponse en bref

La digital PR, ou link earning, consiste à obtenir des liens éditoriaux depuis des médias grâce à des contenus qui méritent d'être cités : études chiffrées, baromètres, outils, commentaires d'experts. C'est l'alternative au netlinking acheté, que les règles anti-spam de Google classent parmi les liens toxiques quand le lien payé n'est pas qualifié en rel="sponsored" ou rel="nofollow". Un lien gagné apporte de l'autorité, des lecteurs et une mention de marque dans une source que les IA lisent.

« La présence de liens vers votre site dans d'autres sites se fait naturellement au fil du temps. » La phrase vient du guide de démarrage SEO de Google. Elle est vraie, à une condition : que quelqu'un ait une raison de vous citer.

Faute de raison, beaucoup d'entreprises prennent un raccourci. Elles achètent des articles avec un lien dedans. Le marché existe, il est même très organisé, avec catalogues de sites et grilles tarifaires.

Mon métier, ce sont les relations presse, et elles mènent à l'inverse : des liens qu'un journaliste a choisi de poser parce que votre contenu sert son article. On appelle ça la digital PR, ou link earning. Voici ce que Google dit des liens achetés, les formats qui obtiennent des liens gagnés, et la façon de monter une campagne.

Ce que Google dit vraiment des liens achetés

Inutile de se fier aux rumeurs de forum, Google a publié ses règles. Dans ses règles concernant le spam pour la recherche Google, une section entière vise les « liens toxiques » : les liens créés principalement pour manipuler le classement.

Parmi les exemples listés par Google :

  • ➭ l'achat ou la vente de liens à des fins de classement, y compris l'envoi d'un produit en échange d'un lien ;
  • ➭ les échanges de liens excessifs, du type « je te cite, tu me cites » ;
  • ➭ les publireportages et publicités natives payés qui contiennent des liens transmettant du classement ;
  • ➭ les liens à l'ancre calibrée pour le référencement dans des articles invités ou des communiqués de presse diffusés sur d'autres sites ;
  • ➭ les liens créés par des programmes ou services automatisés.

Vous avez bien lu, les communiqués de presse sont dans la liste. Le communiqué en lui-même ne pose aucun souci. Ce qui est visé, c'est la vieille technique qui consiste à truffer un texte de liens à mots clés pour qu'il soit recopié tel quel sur des dizaines de sites de diffusion.

Payer pour un lien, est-ce interdit ?

Pas en soi. Google écrit qu'il comprend que l'achat et la vente de liens à des fins publicitaires et de sponsoring sont des pratiques courantes. La condition : qualifier ces liens avec l'attribut rel="sponsored" ou rel="nofollow".

Conséquence directe : un lien payé déclaré comme tel n'est pas censé peser dans le classement. Et un lien payé non déclaré enfreint les règles. Dans les deux cas, l'argent n'achète pas ce que l'acheteur croyait acheter.

Type de lienCe qu'en dit GoogleCe que vous risquez
Lien éditorial gagné dans un articleLe fonctionnement normal du webRien
Article sponsorisé avec rel="sponsored"Publicité acceptéeRien, mais aucun effet de classement à attendre
Article sponsorisé avec lien non déclaréLien toxiqueLiens ignorés, déclassement possible
Échanges de liens en sérieLien toxique si excessifIdem
Communiqué diffusé avec ancres à mots clésLien toxiqueIdem
Section Liens toxiques des règles de Google concernant le spam, avec les exemples de liens achetés
Les règles de Google le disent noir sur blanc, un lien payé et non déclaré est un lien toxique.

Le link earning renverse la logique. Au lieu de payer un emplacement, on crée quelque chose qu'un journaliste, une association professionnelle ou un blog spécialisé a envie de citer. Puis on le leur fait connaître.

Côté méthode, on reste en terrain connu : un angle, une liste de médias, une prise de contact soignée. La différence avec les RP digitales tient à l'objectif suivi. Là-bas, on vise la retombée. Ici, on veut en plus que l'article renvoie vers une page précise de votre site.

Et cette page change tout. Aucun journaliste ne mettra de lien vers votre page d'accueil commerciale. Il en mettra un vers la source de ce qu'il cite : l'étude complète, la méthodologie, l'outil, la carte.

Chez Kontenu, on s'en tient là : pas de liens achetés, pas d'articles sponsorisés. Une campagne netlinking classique achète des emplacements ; la nôtre cherche des citations méritées. C'est plus lent à démarrer, et c'est aussi ce qui la rend durable.

Six formats qui obtiennent des liens éditoriaux

Tous les contenus ne se valent pas face à un journaliste pressé. Ceux qui obtiennent des liens ont un point commun : ils apportent une information qu'il ne peut pas trouver ailleurs, et qu'il doit sourcer.

FormatPourquoi le média fait un lienEffortPour qui
Étude ou sondage originalLes chiffres complets et la méthodologie sont chez vousÉlevéMarques qui ont une question d'intérêt général
Analyse de données publiquesUn chiffre local ou sectoriel inédit, tiré de données ouvertesMoyenPME, acteurs régionaux
Baromètre annuelLe média revient à chaque éditionÉlevé au départ, puis régulierQui veut devenir la référence d'un sujet
Outil ou simulateur gratuitLe lecteur peut l'utiliser lui-mêmeMoyen à élevéImmobilier, énergie, finances, santé
Commentaire d'expert réactifL'expert est cité, son analyse complète est en ligneFaible, mais il faut être disponibleDirigeants et spécialistes
Photos et visuels libres de droitsLe crédit photo renvoie vers vousFaibleLieux, produits, événements

L'étude, le format roi

Une étude bien faite répond à une question que les médias se posent déjà, avec un échantillon déclaré, des dates et une méthode publiée. Sans méthodologie visible, un journaliste sérieux ne reprendra pas vos chiffres, et il aura raison.

Un bon test : pouvez-vous résumer le résultat principal en un titre de presse ? « Un Lyonnais sur trois… » fonctionne. « Notre enquête sur les tendances du secteur » ne fonctionne pas.

Le commentaire d'expert, le format le plus accessible

Pas de budget d'étude ? Un dirigeant qui sait expliquer son métier en trois phrases, disponible le jour où l'actualité tombe, devient une source qu'on rappelle. J'en détaille la mécanique dans la page sur l'interview d’expert. Le lien n'est pas garanti, la citation de marque l'est beaucoup plus souvent.

Monter une campagne de digital PR, pas à pas

1. Partir de la question des journalistes

Je commence toujours par lire ce que publient les médias visés. Quels sujets reviennent ? Quelles questions restent sans chiffre ? Votre contenu doit combler un manque réel, pas illustrer votre catalogue.

2. Construire la page source

C'est la page vers laquelle les liens pointeront. Elle contient les résultats, la méthode, les visuels téléchargeables, une date et un contact presse. Alexandre veille à ce qu'elle soit claire pour Google comme pour les IA : titres explicites, chiffres en texte (pas seulement en image), auteur identifié.

3. Décliner un angle par famille de médias

Le même jeu de données donne un angle national, un angle régional et un angle métier. Trois propositions différentes, trois listes de journalistes.

4. Contacter, une personne à la fois

Un mail individuel, court, avec le chiffre fort dès la première ligne et le lien vers la page source. La méthode complète est détaillée dans la page pour contacter un journaliste.

5. Suivre, et réclamer poliment le lien manquant

Certains articles citeront votre étude sans lien. Un message bref et courtois peut proposer l'adresse de la méthodologie complète, utile à leurs lecteurs. Une fois, pas plus : le journaliste reste libre de ses liens.

6. Recommencer l'année suivante

Une étude mise à jour chaque année accumule les liens d'une édition à l'autre. Les médias qui l'ont citée une fois reviennent souvent voir la suite.

Le piège à éviter

On vous propose « un article invité sur un média d'actualité, lien garanti », contre quelques centaines d'euros ? Regardez les pages du site. Si rien n'indique qu'il s'agit de contenu payé, le site enfreint à la fois les règles de Google et l'obligation française d'identifier la publicité en ligne. Vous n'achetez pas une retombée, vous achetez un risque.

À quoi reconnaît-on des backlinks de qualité ?

Un lien vaut ce que vaut la page qui le porte. Voici ma grille de lecture, simple et vérifiable par n'importe qui :

  • ➭ une rédaction identifiable, avec des articles signés et des mentions légales sérieuses ;
  • ➭ une thématique proche de la vôtre, ou une actualité qui vous concerne directement ;
  • ➭ un lien placé dans le corps du texte, en contexte, vers la page qui sert le lecteur ;
  • ➭ un site qui a de vrais lecteurs, pas une ferme qui publie trente articles par jour sur tous les sujets ;
  • ➭ aucune mention « sponsorisé », « partenaire » ou « publi-information » autour de l'article.

Et le nofollow des grands médias ?

Beaucoup de médias ajoutent un attribut rel à leurs liens sortants. Google l'explique dans sa page sur les liens sortants qualifiés : les liens associés à ces attributs ne sont généralement pas suivis.

Faut-il bouder ces retombées ? Surtout pas. Un article dans un média lu vous apporte des visiteurs, de la notoriété, des recherches sur votre nom, et une mention de marque que les moteurs de réponse lisent, lien ou pas.

Pour vérifier l'attribut d'un lien, faites un clic droit dessus, puis « Inspecter ». Le code du lien s'affiche, avec ou sans rel.

Page de Google décrivant les attributs rel sponsored, ugc et nofollow des liens sortants
Un lien payé doit porter sponsored. Un média peut ajouter nofollow sans que la retombée perde son intérêt.

Liens, mentions et IA, ce qui a changé

Les assistants IA ont ajouté une couche au sujet. Quand ChatGPT ou Gemini recommandent une marque, ils s'appuient sur ce qu'ils lisent en ligne. Un article de presse qui parle de vous compte, qu'il contienne un lien ou non.

Alexandre suit précisément ce point pour nos clients : quelles sources les IA citent, et si nos retombées en font partie. La comparaison chiffrée entre netlinking et retombées presse a sa propre page. Le mécanisme côté IA est expliqué dans la page sur les relations presse IA.

Retenez le fond du raisonnement : un lien acheté sur un site sans lecteurs n'apporte ni autorité, ni lecteurs, ni crédibilité aux yeux d'une IA. Une citation gagnée dans un média reconnu coche les trois cases.

Testez-vous

Selon Google, un lien payé est acceptable si…

Google accepte l'achat de liens publicitaires, à condition qu'ils soient déclarés avec l'un de ces attributs.

Pourquoi un journaliste mettrait-il un lien vers votre site ?

Le lien éditorial sert le lecteur : il renvoie vers la source de l'information reprise.

Un média reconnu publie votre étude avec un lien nofollow. C'est…

Le nofollow limite le passage d'autorité, pas la valeur de la retombée elle-même.

Vous avez des données ou une expertise qui mériteraient d'être citées par la presse ?

>>> Je veux des liens éditoriaux gagnés

Ce qu'il faut retenir

  • ➭ Google classe l'achat de liens non déclarés parmi les liens toxiques, communiqués à ancres calibrées compris.
  • ➭ Un lien payé déclaré en rel="sponsored" est permis, mais n'est pas censé peser dans le classement.
  • ➭ Le link earning obtient des liens en créant une source à citer : étude, données, outil, expertise.
  • ➭ Un backlink de qualité vient d'une vraie rédaction, en contexte, sans mention sponsorisée.
  • ➭ Une retombée gagnée sert à la fois le SEO, la notoriété et la visibilité dans les IA.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le netlinking SEO ?

C'est l'ensemble des actions qui visent à obtenir des liens depuis d'autres sites vers le vôtre pour gagner en visibilité dans Google. Il peut passer par l'achat d'emplacements ou, comme en digital PR, par des liens éditoriaux gagnés.

La digital PR remplace-t-elle une campagne netlinking ?

Elle en est l'alternative éditoriale. Au lieu d'acheter des emplacements, on crée une source utile aux journalistes, qui la citent et la lient d'eux-mêmes.

Les liens nofollow des médias servent-ils à quelque chose ?

Oui. Ils transmettent peu ou pas d'autorité selon Google, mais apportent des visiteurs, de la notoriété et une mention de marque que les moteurs de réponse IA lisent.

Kontenu vend-il des liens ou des articles sponsorisés ?

Non. Nos relations presse visent uniquement des retombées éditoriales gagnées, avec ou sans lien selon le choix du média.

Morgane Plantrou · Cofondatrice de Kontenu, spécialiste des relations presse. Elle pilote les angles, les journalistes, les pitchs et les retombées médias.